Maison Royale de Saint Louis (Saint-Cyr)

Forum RPG au temps de Louis XVI, dans la Maison Royale de Saint Cyr à la veille de la Révolution Française.
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
Scrounch ! "Mangez des taupes !" Souvenirs... <3 (by Hed)

Partagez | 
 

 This illusion. [ Maëlle & Elina ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Calypso

♣ Admin Caly
Tyran malgré elle.

Féminin Nombre de messages : 416
Age : 20
Localisation : J'ai oublié. ._.
Date d'inscription : 31/08/2010

Feuille de personnage
Nom de famille: De Jinerais
Date de naissance && Âge: 19 ans, née le 7 octobre.
MessageSujet: This illusion. [ Maëlle & Elina ]   Mar 15 Mar 2011 - 21:26

This Illusion
Partie 1 - 800 mots.


    On dit souvent que quand notre vie prend un tournant particulier, qu'un évènement grandiose et inattendu bouscule votre existence tranquille et sans soucis, on repense alors à tout le chemin que l'on a dû faire pour en arriver là. Souvent, c'est un évènement magnifique, que vous espériez depuis toujours sans jamais vous l'avouez, et l'on songe à toutes ces difficultés rencontrées bien que ce rêve semblât impossible. C'est d'ailleurs souvent dans ces cas-là que l'on se retrouve, un peu perdu, le cœur encore battant de la joie qui a manqué de le faire exploser peu avant, dans un endroit inconnu, alors que nos pas nous ont guidés sans que l'on s'en aperçoive.

    C'était un peu cette joie intense qui habitait Calypso alors qu'elle descendait lentement les marches de l'escalier central. Un peu seulement, car en réalité, cette jeune Colombe, qui venait d'entrer à Saint Cyr, venait d'être transférée au rang de Maîtresse des Vertes ; et cette joie l'avait étouffée aussitôt après que la Directrice lui avait annoncé la nouvelle. Cependant, en plus de ce sentiment, un deuxième lui brouillait la vue : c'était cette question, toute simple, que l'on pose souvent sans en comprendre trop le sens ; Pourquoi ? Calypso, en réalité, n'avait jamais été une élève modèle. De plus, personne ne la connaissait encore vraiment à Saint Cyr, à part peut-être le secrétaire de la directrice, et là encore c'était différent... Alors qu'il y avait une centaine d'autres jeunes filles capable de devenir Maîtresse, c'était elle qui avait eu les honneurs - pourquoi ?

    Certes si Calypso était heureuse de constater ainsi la confiance que lui accordaient ses supérieurs, cela lui créait une sorte de boule au niveau du ventre, une inquiétude très vive qui lui ôtait le talent de dormir paisiblement. Tandis qu'elle rêvassait sur son petit nuage rose qui apparaît après l'annonce d'une bonne nouvelle, une foule de questions se pressaient sur ses lèvres sans qu'elle trouve ni leurs réponses ni la force de les poser : serait-elle à la hauteur ? Que penseraient les autres Vertes ? Et même les autres Colombes ? Cela lui faisait si étrange de passer d'une fille parmi tant d'autre à la gérante d'une classe entière...! Que penseraient les Noires ? L'aideraient-elles ? Ou au contraire, convoitaient-elles ce titre depuis un moment, et voir une demoiselle n'ayant pas même vu la fin de ses seize ans leur voler la vedette ? Les jalousies, malgré le règlement qui interdisait ce sentiment, était encore si présente...

    Et Calypso, si maladroite, si mystérieuse, si rebelle dans un sens, qui voyait ses supérieurs se transformer en disciples... Son cœur battait bien fort depuis quelques temps, elle se demandait comment il avait pu rester encore accroché. Ou bien il était malade, et c'est cela qui lui donnait si mal à la tête...? Non, ce mal était sans doute dû à l'inquiétude qui lui broyait les boyaux et qui lui faisait faire d'horribles cauchemars. Peut-être avait-elle une tête à faire peur en ce moment-même, ce n'était pas vraiment une bonne manière pour faire bonne impression... Mais comment faire bonne impression quand on avait peur du lendemain ?

    La belle était donc complètement perdue. Finalement, elle soupira, leva les yeux aux ciel et se reprocha : * Enfin Calypso ! On te donne un rôle important, alors lève le menton et montre-t-en digne ! Ce n'est pas en te morfondant que l'on te fera encore confiance.* Pour se rassurer, elle se répéta quelques instants qu'elle n'était encore qu'à l'essai, et qu'il était toujours temps de refuser si une complication arrivait.

    Pour l'heure, la nouvelle Maîtresse avait besoin d'un peu de calme. S'asseyant sur une marche de l'escalier, dans un recoin un peu sombre, elle profita que les élèves soient en train de déjeuner pour respirer un peu, loin de l'agitation ambiante. elle en profita pour remettre ses longs cheveux bruns noirs dans son bonnet de lin, et remettre en place un ruban follement épris de liberté. Fermant les yeux, elle se laissa aller au plaisir de se sentir forte, supérieure, et laissa quelques instants sa peur et son inquiétude de côté.

    En fait, Calypso ne savait pas vraiment ce qu'elle voulait. Être au calme, ou au contraire se confier à quelqu'un ? Peut-être une Noire, une autre Maîtresse à l'essai, ou encore la Directrice ? Leur confier ses craintes, leur demander des conseils...

    La jeune fille n'eut pas le temps de réfléchir à la question. Arrivait dans son dos une ombre sombre, qui posa lentement sa main sur son épaule. Réprimant un sursaut, Calypso croisa alors le regard d'une Noire, qu'elle ne connaissait pas encore.


Dernière édition par Calypso le Mer 4 Mai 2011 - 17:41, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://14cacahuetes.sosblog.fr/Premier-blog-b1.htm
avatar

Estelle De Montmiraille

♣ Modo Estelle
Ma soeur, c'est mon Dieu.

Féminin Nombre de messages : 302
Age : 19
Localisation : J'vous dirais pas où est ma réserve de chocolat !! :)
Date d'inscription : 26/02/2010

Feuille de personnage
Nom de famille: De Montmiraille
Date de naissance && Âge: 4 Mai - 15 ans
MessageSujet: Re: This illusion. [ Maëlle & Elina ]   Mar 5 Avr 2011 - 19:26


Les rafales ont déchirés mes vêtements mais il me reste encore des sentiments…
    « A quoi bon continuer ? Il n’était plus là. Plus là pour que je me blottisse dans ses bras. Plus là pour que j’admire sont teint marmoréen. Plus là pour que je lui prouve mon amour. Jamais plus je ne pourrais plonger mon regard émeraude dans le sien, plus jamais… Partir sans au revoir. Il avait fuit. Il m’avait fuit. Je n’avais plus rien, à quoi bon continuer à vivre lorsque l’on n’a plus rien à donner. Voilà quelques semaines que j’errais dans les couloirs. Fantomatique. Je n’étais plus rien. Je n’avais plus personne. J’approchais dangereusement de mes vingt-et-un ans sans être mariée. Toutes les jeunes filles de la cour avaient leur premier enfant à seize ou dix-sept ans et moi à vingt ans, j’étais seule. Belle, intelligente mais seule. Toute seule. Nous avions tenté sans résultats. Il me restait ma condition. La dignité d’une femme… Une jeune femme de bonne naissance était-elle donc elle aussi contrainte aux malheurs de cœur des filles du peuple ? A quoi bon être de noble naissance, fille d’un gentilhomme proche du roi et contrainte à des malheurs de filles du peuple… Malheureuse tout simplement. Pathétiquement malheureuse. Amoureuse d’un fuyard. Follement amoureuse d’un homme qui me semblait pourtant modèle. Un homme mieux que lui était pourtant dans ma tête, inexistant. Il avait pris mon cœur entre ses mains et ce fût pour moi un grand bonheur mais à quoi bon continuer alors qu’il venait de le jeter comme un légume. J’étais donc réduite à errer à jamais entre ces murs jusqu’à ma mort sans jamais plus connaître le bonheur. Sans plus jamais me blottir dans des bras protecteurs comme les siens… C’était comme si je prenais ma flute et me mettais à jouer en marchant sur un fil bancal ou était accrochées des milliers de partitions. Un fil sans fin qui penchait dangereusement, menaçant de me faire tomber d’un côté ou de l’autre de la balance. Le paradis ou l’enfer. J’étais tombée en enfer… J’avais pourtant rêvé tant de fois d’un mariage. D’une bague posée sur un nuage doux comme de la soie dans un univers d’étoiles filantes. Une bague, un enfant, une maison, mon rêve.»

    « Depuis quelque temps, j’étais malade, depuis qu’il était parti en réalité. Je pensais que c’était parce qu’il n’était plus là. J’étais prise de nausées, de malaises… Il n’était plus là. Quelques larmes perlèrent sur mes joues, des larmes de tristesse. Ironie du cœur humain. Les sentiments… »

    Fantomatique, un teint marmoréen comme celui des anges, des perles toutes rondes sur des joues rosies par cette partie de l’être humain, la partie obscure : le malheur. Le mal-amour. Elle aurait aimé se jeter dans un puis sans jamais pouvoir en remonter pour ne plus tout simplement exister si ce n’est qu’en rêve. Si seulement elle savait ce qu’elle avait en elle, si seulement elle avait conscience de l’impact qu’aurait son sacrifice sur la petite vie qui se développait en elle. Le fruit d’un amour purement dévorant… Purement évanoui, volatilisé dans la nature comme le fruit de cette passion dévorante, de ce fantasme… Une question mais pas de réponse. Pourquoi était-il parti loin d’elle sans un baiser, sans un au-revoir, sans même une misérable lettre ? A quoi bon cette tuerie alors que ça aurait pu être plus simple, plus beau. Aurait-elle comprit ? Non, elle ne comprenait pas. Si parfaite, si satisfaite d’elle-même, de son passé, de avenir, et de son présent il y a quelque temps. Se suffire à soi-même n’est pas la solution pour une femme. Se convertir au statu masculin, se suffire à soi-même, être égoïste, laisser derrière soi un tas de chair ensanglantée, rosie par la passion, rougie par le sang sans même se retourner n’est pas une condition noble ou même censée pour une jeune femme…

    « Réfléchir, mais à quoi bon ? Je ne cesserai donc jamais de retourner encore et encore ces questions dans ma tête, est ce qu’un jour, un seul, je pourrai connaître le pur bonheur sans avoir à me soucier du reste, juste une fois encore dans ma vie de futile noire dans une prison sans intérêt. Au grand jamais je ne cesserai, jamais je ne pourrai m’endormir sans y penser, sans faire de cauchemar, sans redevenir la jeune femme que j’étais il y à peine 1 mois. »

    Elle était à se morfondre depuis des heures entières en errant dans les couloirs sans même qu’il y ait d’élèves de passage. A pleurer silencieusement. Elle n’était pourtant pas si malheureuse, si elle savait combien d’autres femmes étaient dans de pires situations, dans de pires conditions de vie, encore plus déplorable que la sienne. Elle était logée, nourrie, habillée et tout ça alors que d’autres jeunes femmes, certaines encore plus jeunes, devaient faire des choix, soit être logée, soit être nourrie ou d’autres pour survivre, d’autres vendaient leur vertu pour quelques pièces dans des bordels et se retrouvaient avec un bébé dont elles ignoraient le nom du père…

    « Je ne suis donc pas la seule à pleurer… » Elle venait d’apercevoir une jeune femme qui devait être un peu plus jeune qu’elle avec des rubans verts qui indiquait sa position dans ces lieux. De longs cheveux châtains, lisses et luisant mais surtout de belles pierres d’émeraude d’où perlaient des larmes de chagrin, sans doutes aucun. « Son malheur ne peut pas être aussi grand que le mien… » A peine venait-elle de se dire cela que la jeune verte glissa ses longs cheveux bruns dans son bonnet de lin et redressa le menton comme une folle envie de montrer sa supériorité, sa fierté… « Je ne sais qui elle est, je ne sais pas quel nom porter sur son visage et pourtant… J’ai le vague sentiment de la connaître plus que n’importe qui. Je me fais des idées, mes tracas me font perdre la raison. Je ne réfléchis plus à ce que je dis. Je ne suis plus rien… »


_________________
Estelle De Montmiraille

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Calypso

♣ Admin Caly
Tyran malgré elle.

Féminin Nombre de messages : 416
Age : 20
Localisation : J'ai oublié. ._.
Date d'inscription : 31/08/2010

Feuille de personnage
Nom de famille: De Jinerais
Date de naissance && Âge: 19 ans, née le 7 octobre.
MessageSujet: Re: This illusion. [ Maëlle & Elina ]   Mer 4 Mai 2011 - 18:16

Désolée de mon retard... xs
This Illusion
Partie 2- 730 mots


    On se dit souvent que ce sont dans des situations désespérées que l'on rencontre des gens extraordinaires. Peut-être parce que quelqu'un vous tend la main, et que par la suite, pour le remercier de cette aide précieuse, vous le placez sur un piédestal. Et bien ce jour, c'est un peu ce qui arriva à Calypso. Une main se tendit vers elle, alors qu'elle allait se noyer dans sa joie malheureuse. Alors que sa peur des responsabilités l'étouffait. Alors que l'inquiétude lui ôtait tout le sens d'une vie.
    Alors qu'elle attendait, là, à se morfondre, inconsciente de son inconscience.


    Je ne suis pas la seule à me sentir mal, murmura Calypso entre ses dents, voyait arriver vers elle cette jeune Noire, qui l'intimidait tant. Ce n'était pourtant pas le genre de fille à se laisser marcher sur les pieds, Calypso ; c'était même plutôt une jeune femme responsable, avide de savoir et de libertés, qui savait parfaitement qu'en cas de problème, il y avait toujours une solution. Cependant aujourd'hui, les nouvelles, elle ne savait pas si c'était un problème ou une joie. Et elle ne savait pas réagir face à ce genre de situation.

    Les questions se bousculaient à nouveau dans sa tête. Que devait penser cette femme, en la voyant assise ici, en bas d'un escalier, à pleurnicher quand on lui offre un poste haut placé au sein d'une grande maison d'éducation ? Elle le méritait, Calypso, tout le monde le savait bien, tout le monde, sauf Calypso. Elle n'arrivait pas à comprendre pourquoi elle et pas une autre. Cette Noire par exemple... Peut-être convoitait-elle le poste de Maîtresse depuis longtemps déjà. Et cette nouvelle venue lui ravissait sous le nez ? Peut-être était-ce pour cela qu'elle demeurait silencieuse, les yeux braqués dans ceux de Calypso, peut-être n'avaient-elle rien à se dire parce qu'elles se haïssaient sans se connaître...

    L'inquiétude me fait perdre la raison, songea la belle Verte en secouant la tête, laissant quelques mèches s'échapper de son bonnet de lin. Est-ce que cette Noire semble me vouloir du mal ? Pas vraiment. A bien y regarder, je me demande si elle ne ressort pas d'un chagrin... ou même, si elle nage en plein dedans.

    Les larmes perlaient encore dans les yeux émeraudes de la demoiselle. Un point commun, songea à nouveau Calypso avant de se mordre la lèvre : mais que lui prenait-il de profiter de la peine d'une pensionnaire ? Elle était belle, cette femme qui se présentait devant la Verte. Avec de longs cheveux châtains, dénoués, qui encadraient un visage fin, féminin... Peut-être avait-elle eu du succès auprès des hommes, avant d'entrer à Saint Cyr.

    Calypso, sentant bien qu'elle avait l'air stupide devant cette Noire, reprit une position plus digne. Elle se releva, toisa l'autre, les yeux un brin provocateurs. « Que veux-tu ? semblait-elle crier. Te moquer de moi, qui pleure sans raisons ? Alors que toi-même, tu laisses ta peine te détruire... Tes joues sont maculées de larmes non contenues, tes lèvres sont figées en une douloureuse expression, tes yeux eux n'ont plus d'expression, ils sont vides... Ne te moque pas, je t'en prie. Je t'aiderais si tu le veux. Je te tendrais la main comme j'aimerais qu'on le fasse pour moi... »

    Ce cri intérieur ébranla Calypso. Etait-elle si malheureuse ? Non ! Elle était juste perdue dans un monde trop responsable pour ses 16 ans. Alors pourquoi avoir des pensées si violentes envers cette femme qu'elle ne connaissait pas ? Peut-être que la peine de la Noire la terrorisait. Elle avait peur d'avoir son regard, son attitude, sa douleur. « Voilà à quoi je ressemble si je me laisse couler... »

    Que faire, que dire dans une telle situation ? Calypso n'en savait rien. Elle prit donc l'initiative de faire ce que lui dictait son coeur. Elle posa la première question qui lui vint à l'esprit. Une question toute simple, qui permettrait à peine de briser la glace :

    - Qui es-tu ?

    La réponse tombait sous le sens. Une Noire désespérée. Calypso s'en voulut de ne pas trouver autre chose à ajouter. De toute évidence cette personne avait besoin d'aide, et la Verte se refusait à lui offrir. du moins, elle le pensait ; après une rapide présentation, il serait peut-être plus évident de parler.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://14cacahuetes.sosblog.fr/Premier-blog-b1.htm

Invité
Invité
MessageSujet: Re: This illusion. [ Maëlle & Elina ]   Dim 5 Juin 2011 - 10:45

[Désolée pour la qualité du Rp, j'ai essayé de faire vite D: ]

L'amour est suffisant pour nous faire grandir.

« Il y a un endroit dans ton cœur et je sais que c'est l'amour Et cet endroit pourrait être plus éclatant que demain et si tu essayes vraiment, tu verras qu'il n'y a pas besoin de pleurer: dans cet endroit, tu sentiras qu'il n'y a pas de cris ou de pleurs... » Heal The World - Michael Jackson.

Il arrive qu'on se sente seul sans l'être vraiment. Je me sens seule et je le suis. La vie peut être injuste mais non. Elle ne l'est pas, il faut le croire jusqu'à la mort. Espérer une vie bien meilleure sans la vivre. L'espoir. Voilà ce qui nourrit ma vie sans la combler. Je veux vivre une vie tout à fait normale sans souffrir. Je me le dis à chaque fois. A chaque fois je vois bien que je ne m'en sortirais pas mais je continue d'y croire sans fin. Comme un amour impossible, un rêve perdu sauf que ce n'est rien de tout ça. C'est juste ma vie. J'ai juste l'impression d'être morte, de marcher dans le néant sans en savoir la signification, sans écouter ses rêves, souffrir dans le vide... Comme morte, je vois ma vie, je l'observe de loin. Je finirais en enfer, quoi que je ne vois pas à quoi ça sert d'avoir une "seconde" vie, si c'est pour souffrir autant que dans la première. J'espère finir au Paradis, avoir une joie infinie. Qui n'arrivera jamais...

Cette vie, je n'en veux plus, je n'en ai jamais voulu. S'endormir pour ne plus se réveiller, un poignard dans le coeur, un salé de poison. Je ne veux plus rien, je ne veux plus souffrir, je ne veux plus être consciente, plus recevoir cette vague de souffrance dans le visage... Je me baladais dans le couloir. Envie de rien. Envie de m'arrêter, de m'allonger dans un coin, de fermer les yeux. Mais j'avais un devoir, Maîtresse des Bleues. Moi qui était si heureuse de ça, mon bonheur fut de courte durée. Anéantie. Voilà ce qui me définissais, anéantie par tout cela. Rien. Justement. Ma vie se résumais à rien. Amour est synonyme de souffrance? Personne ne m'aimait et je n'aimais personne. Aucune attache sur cette terre, dans cette Maison Royale. Alors, pourquoi, pourquoi je souffrais? Je devais croire en mon futur, qu'il sera meilleur que tout jusqu'à présent. Qu'il sera le sel de ma vie... Mes pas me menait vers les escaliers, je ne savais pas pourquoi, inutile. Je pensais trop, surement que la vie me posait trop de question, essayons, de ne plus jamais y répondre. Je me stoppais net dans mes pensées, devant moi, Calypso, nouvelle maîtresse des vertes et de l'autre côté, Maëlle, Noire anciennement Bleue. Je ne saisis aucune conversation juste des regards jusqu'au moment où Calypso parla: « Qui es-tu ? »

Tout le monde savait qui était cette Noire, pour ma part je ne lui avait jamais vraiment parlé. De tout de façon qui voudrait me parler, même dans ma posture, repliée sur moi-même, je parais triste, mais si seulement il me connaissait, celle que j'étais, heureuse de vivre, d'être ici. Maintenant plus rien n'a d'importance, plus rien ne me rend heureuse et j'ai l'impression que plus jamais je le serais... Alors pourquoi ces gens ne comprennent pas ou n'essayent pas de comprendre ma souffrance. Il ont pleins d'autres choses à faire, ils souffrent surement, eux aussi. Pourquoi la souffrance fait partie de ce monde... Je recommence, je pense trop. Je n'arrive pas à faire le vide en moi-même, c'est désagréable.J'avais aimé, autrefois. C'était unique, parfait, je me sentais belle, puissante et sûre de moi, après je ne sais plus ce qui s'était passé mais je suis morte et je n'ai plus aimé personne. Au début je suis arrivé à Saint-Louis en tant qu' Elina De L'Aure maintenant je ne sais plus qui je suis. J'avais besoin d'aide... Besoin que quelqu'un me comprennent et m'accepte comme je suis. Mais je ne voulais pas de pitié, surtout pas. En fait je pensais pour rien. Je devrais plutôt foncer droit devant en attendant le choc. Bref, je devenais folle...
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: This illusion. [ Maëlle & Elina ]   

Revenir en haut Aller en bas
 

This illusion. [ Maëlle & Elina ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Maison Royale de Saint Louis (Saint-Cyr) :: Escaliers Centraux-
Sauter vers: