Maison Royale de Saint Louis (Saint-Cyr)

Forum RPG au temps de Louis XVI, dans la Maison Royale de Saint Cyr à la veille de la Révolution Française.
 
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Scrounch ! "Mangez des taupes !" Souvenirs... <3 (by Hed)

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 Des vies pas comme les autres...[Libre] {~Récits en lettres}

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MessageSujet: Des vies pas comme les autres...[Libre] {~Récits en lettres}   Mar 16 Mar 2010 - 19:09

En France, le 16 Mars 2010, aux chers Lecteurs, ♥️
~Histoires des colombes à l'époque du Roi Soleil.
♥️

Connaissez-vous leur histoire ? Autant vous dire tout de suite qui elles étaient, ce n'est pas facile tous les jours, croyez-moi. Chaque jeunes colombes à un caractère différents, chacun plus émouvants que les autres, occupant Saint Cyr.
Dans cet immense lieu, beaucoup de jeunes filles y séjournent des jeunes comme des plus vieilles : il y a des durs, des timides et des réservées. Certaines crient, clament et réclament leur liberté, d'autres pleurent. Certaines rient ou se réfugient dans les bois, entourées par les parfums de la nature et protégeaient par les animaux, d'autres prient, ou se marient. Il y a aussi celles qui sont « cœur et âme » dans la maladie. Mais surtout, celles qui fuient. Voici leur histoire :


« Je m'appelle Elena d'Escoublant. Cela fait longtemps que je suis ici après que mes parents fuissent mort, je n'ai rien quémandée à la Reine, mais non, il faut que l'on prenne pitié de moi, orpheline. J'ai maintenant 15 ans. De longues boucles dorées encadrent mon beau visage ornaient de deux petits océans bleue azur. Suis-je belle ? Et bien oui, diraient la plupart des gentilshommes. Suis-je douce et gentille ? Non, clameraient haut et fort les colombes. J'en ris toujours et encore. Mon principal passe-temps cloîtrait dans ses murs : j'aime charmer pour mieux rejeter, titiller et énerver mes camarades, m'apaise. Planer et se sentir légère au dessus de tout, voilà mon seul bonheur à Saint Cyr. Je ne suis ni la seule ni la meilleure. Je n'écris guère que je suis parfaite, personne ne l’est. Quand on est trop gâtée, voilà la suite. Je n'ai pas eu une enfance malheureuse enfin du point de vue des plus pauvres. Etant fille unique, je me débrouille, je m'amuse avec des amies imaginaires que j'invente au gré des collines chatoyantes, ce qui explique ma grande solitude. J'ai eu un début de vie calme et paisible, certes, eh bien oui, voyant ses journées défilaient sans ne voir personne d'autres que vos professeurs. Vos parents vous offrant des cadeaux plus beaux les uns des autres mais quand vous ne les voyaient jamais cela ne vous fait que souffrir. Se faire pardonner par des présents, ce n'ai que désobligeant ! Petit à petit, vous devenez intelligente, charmante, polie, aucun reproches ne vous serons déclaré, puisque vous n'avez jamais été dérangée. Mais dans votre cœur naît des cailloux de pierres, grossissant puis qui s'endurcissent de jours en jours, manque d'amours et d'affections. Quelle pauvre petite ! Vous en avez marre, vous explosez, ne faites qu'à votre guise, n'apprenez plus vos leçons, n'êtes guère polie, suffit petite fille digne ! Vous blessez avec vos propres mots et vlan vos chers parents meurent, une profonde tristesse vous submergent. Vous le saviez : Votre père n’est pas rentré, il n’est jamais revenu. Votre mère ne soutient point votre solitude, préférant les soirées dansantes, pendant que vous, rongez par l’inquiétude que votre père aimant tout de même, ne revienne jamais. Il était fort et vigoureux, mais la lame de l’épée en a décidé autrement. Son bouclier déviait, il a été transpercé. Votre mère, ô votre mère, là où vous avez besoin de ses bras, ne se réfugie guère dans la prière, au contraire, les boissons et les fêtes sont mieux. C’est sûr, elle sait sentie tout de suite dans les nuages, au Paradis au côté de votre paternel. Deux malheurs en quelques mois, c’est encore plus dur que vous ne l’imaginiez. Mais un sourire vient se poser sur vos lèvres, fin du calvaire, vous êtes libre de vous même, personne ne peut vous commandez, l'autorité parentale n'est plus là, vous êtes maître de vos gestes et paroles, Reine de vos richesses. Jusqu'au jour, où votre vie bascule une seconde fois, vous partez, quitter vos terres, pour ne plus jamais y revenir avant des années et rester cernée entre quatre murs. Maintenant, je ne me fais plus d'idée, s'est finie je ne me ferais plus berner par ses nobles, ni même le Roi, ni même la Reine. J'ai toutefois fais de belles rencontres à Saint Louis, je ne dirais point des amies, plutôt des ennemie ou des alliés, celles qui pensent pareil que vous. Celles qui ne sont pas cruches et savent ce qu'elles veulent. Celles qui vous donnent envie de vivre et d'exister. Celles qui ont la même histoire, un passé en commun. Nombreuses seront mes visites chez la Directrice, et nombreuses seront les punitions.
C'est la vie, dépensez son énergie à chaque minutes aux risques d'en perdre, faisait milles et une chose. Cela ne sert à rien de ressasser le passé, pour évacuer, s’est encré dans l’histoire, dans VOTRE histoire à jamais ! Il faut juste le supporter...
Moi, en attendant, je vis aux rythmes de la pluie et du soleil, journées monotone, je me rebelle et m'émerveille. Jusqu'au jour où peut-être je serais libre !

Je doute que de marquer sur ce papier jauni, mes espoirs et désespoirs, servent à grand-chose. Mais aujourd’hui, jour de lettre, à qui dois-je écrire moi qui n’ai point de famille ? Vous m’en voyais navrée et lasse, belle plume d’argent, délivre-moi. »

A-t-elle raison ? A-t-elle tord ? Voici un début d’histoire qui ne fait que commencer et ce n’est pas la seule…
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MessageSujet: Re: Des vies pas comme les autres...[Libre] {~Récits en lettres}   Mer 31 Mar 2010 - 16:21

[ Et voilà ma chère, un ange vole à votre secours. Excusez moi de ne pas avoir répondu dès que vous aviez poster ce sujet, mais aujourd'hui je le fais dans l'espoir que vous avez toujours envie de continuer ]

Il en existe d'autres, environ une centaine de jeunes filles, qui ont une histoire. Mais la plupart n'oseront pas la raconter. Moi, j'en connais une qui crie sa rage au vent et écrit sa peine à la terre. Voici ce qu'elle dit :

"Mon nom c'est Ange, Ange de BlancheFontaine. On me dit pourtant souvent que je ne suis pas un ange mais je m'en moque. Ils n'auraient pas dû m'arracher à ma famille, m'arracher à ma liberté ! Sous prétexte qu'ils m'accueillent ici, ils m'enferment pour mieux me marier plus tard. Comment peuvent-ils y croire un seule moment. Si je devais être mariée, je le serais depuis longtemps. Et oui, je suis belle. Plus belle qu'une princesse, me disait ma mère. Plus belle qu'une déesse me disait mes frères. Plus belle qu'un ange, me chuchotait Charles à l'oreille. Maintenant, je les ai quitté. Mes parents n'ont rien fait ! Je devenais une charge pour eux vous comprenez ? Une charge ! Juste avant mon départ mon père m'a dit : "- Tu verras, tu t'y plairas beaucoup et tu rencontreras pleins de jeunes filles de ton âge." Au début j'y ai cru, mais bien sur il mentait. Comment peut-on se plaire dans une prison ? Ce n'est point que la Directrice ou les Maitresses soient méchantes, c'est juste qu'ici il y a trop de règles pour que l'on s'y sente à l'aise, trop de monde pour que l'on s'y sente à notre place et surtout aucune liberté. Je ne me mariearai JAMAIS ! En tout cas pas avec un vieux baron tout moche. Moi ce que je cherche c'est le grand amour qui nait d'une envie irrésistible de connaitre l'autre et de tout savoir sur sa vie. Ici, je me noie sous les contraintes. "Fais-ci, fais ça" ne sont pas des mots que j'avais l'habitude d'entendre d'ailleurs je ne les écoute toujours pas. La seule chose qui me fait rester en vie, c'est les demoiselles d'ici. Pas parce que je peux m'en faire des amies mais parce que je peux les enbêter à souhait. La seule idée que quelqu'un ai pu pleuré, avoir des remords, être désolée, soufrir à cause de moi me fait sourire. J'en ai besoin c'est tout, il n'y a pas à discuter. Je pense que je vais souvent rendre visite à la Directrice. Car je ne veux pas finir comme la plupart des filles ici, soumises et acceptantes de leur sort. Je veux me battre, monter à cheval et m'enfuir vers un monde plus beau. Toi l'arbre auquel j'écris ces quelques paroles, me comprends tu ? M'entends-tu ? Si c'est le cas, écoute bien ces mots : JE FUIERAI ! Je t'en fais le serments. Garde bien ce secret en tes racines auprès des quelles je vais enterrés ce bout de papier. Si jamais les maîtresses te demandent pourquoi j'ai les mains pleines de terre, ne le leur dit pas. J'ai confiance en toi l'arbre."

Quelques phrases qui parfois soulagent... Plus qu'un arbre : un ami, un confident. Le gardien de ses secrets.
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