Maison Royale de Saint Louis (Saint-Cyr)

Forum RPG au temps de Louis XVI, dans la Maison Royale de Saint Cyr à la veille de la Révolution Française.
 
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Scrounch ! "Mangez des taupes !" Souvenirs... <3 (by Hed)

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 You're not my boss. [PV. P. Isa]

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MessageSujet: You're not my boss. [PV. P. Isa]   Lun 21 Mai 2012 - 23:34

You’re not my boss.
PV. P. Isa
445 mots

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- Blablabla, nyan nyan nyan nyan, blabla…

C’était tout ce qu’Artémise entendait. Elle feignait d’écouter, la tête négligemment appuyée sur sa main gauche, une plume à sa main droite, les yeux à moitié clos. Un sourire moqueur, seul, témoignait de son ennui et de son inattention volontaire.

À l’avant, Mlle de Lamballe continuait son petit exposé religieux sur l’humilité, afin de conclure le cours de morale religieuse.

L’humilité. La mère des vertus, disait-elle. Peut-être bien. Peut-être plutôt pour les pauvres. Peut-être plutôt pour des jeunes femmes idiotes, qui allaient devenir des mères bonnes à faire de la broderie et à donner des enfants à leur mari, en leur restant bêtement soumises. Ou encore des religieuses, passant leur temps à ânonner des prières, et qui ne seraient jamais assez intelligentes pour intriguer pour le poste plus digne d’abbesse.

Pour Amarillys Artémise de Montray, la mère des vertus se nommait esprit.

C’était l’esprit qui était la clé de tout. Qui ouvrait toutes les portes. Lorsque l’on en dépassait le seuil, deux autres vertus, presque aussi importantes, entraient un jeu : l’intelligence et la ruse. La beauté et la bonne naissance faisaient le reste.

Pour tout résumer, Artémise avait envie, plus que jamais, d’envoyer paître sa maîtresse. La princesse Isabelle Ambre Pénélope de Lamballe avait beau impressionner certaines avec sa lignée et ses titres ronflants, elle n’aurait jamais les véritables marques et l’air de la très haute noblesse : l’esprit, l’intelligence, l’ambition et l’honneur. La beauté, peut-être. Il était vrai que la maîtresse était assez jolie. Mais on peut être jolie et bête en même temps.

Le reste, l’humilité, la chasteté, la bonté et tout le tralala, n’avaient aucune importance.

La cloche pour la fin du cours sonnait enfin. Les jaunes se mirent en rang pour se rendre aux dortoirs. Artémise, comme d’habitude, se mit à l’arrière, étant parmi les plus grandes. Elle avait déjà envie de dénouer ses lourds cheveux d’or, pour se sentir ainsi plus libre.

Arrivée au dortoir, la jeune femme avait déjà commencé à délacer son corset lorsqu’elle entendit un toussotement derrière elle. Surprise, Artémise se retourna brusquement, pour y voir… Miss de Lamballe. C’était le joli surnom qu’elle avait trouvé pour elle.

«  Mais qu’est-ce qu’elle me veut, celle-là? » Pensa-t-elle.

Cette femme l’énervait, avec ses grands airs. Elle avait entendu des rumeurs selon lesquelles Isabelle de Lamballe avait été une élève difficile et rebelle. Artémise ne comprenait pas pourquoi une telle personne, portant un des plus grands noms de France, puisse s’enterrer à Saint-Cyr pour un temps indéterminé au lieu de se présenter à la Cour.

- Vous désirez me parler, mademoiselle? Demanda la Jaune avec son sourire le plus doucereusement impertinent.
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Isabelle de Lamballe

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MessageSujet: Re: You're not my boss. [PV. P. Isa]   Dim 27 Mai 2012 - 16:00

    -L'humilité est une vertu qui...

    Un automate. Isabelle déblatérait ces paroles comme un automate. Elle ne cherchait pas à comprendre ce qu'elle disait. Elle le devait,point. De quoi parlait-elle au fait?Elle n'en avait aucune idée. Concentre-toi,réfléchis un moment, et... ah oui: la modestie. Elle soupira doucement et longuement. Personne ne l'a vu? C'est déjà ça, pensa-t-elle cyniquement. De toutes façons, les jaunes ne l'écoutaient sûrement pas. Elle ne les rappelait pas à l'ordre: elle aurait fait la même chose à leur âge. En y pensant bien, elle continue de le faire encore maintenant, au sermon par exemple.

    Isabelle continua son petit discours. Elle aurait voulu être ailleurs. Vraiment. Cela sera déjà mieux que de parler à des murs, comme c'est le cas présentement. Bon. Voyons le point positif: elles seront tellement fatiguées par ces âneries qu'elles s'endormiront tout de suite. Intérieurement, Isabelle se dit que ses élèves pourraient la remercier pour cela. Un petit sourire railleur naquit sur ses lèvres. Elle imaginait bien les jaunes lui dire merci pour " ce sermon ennuyant et inutile qui a eu l'effet d'un excellent somnifère". Le pire, c'est qu'elles en seraient tout à fait capables. Les jeunes filles ont assez de caractère pour oser cet affront. Et Isabelle pourrait bien s'amuser à abaisser la rebelle qui parlerait comme elle avait tant l'habitude de le faire auparavant. Malheureusement pour elle, quelqu'un avait lâché l'information qui s'était répandu comme une traînée de poussière. Isabelle n'avait pas honte de cette période de sa vie, au contraire, elle en était si fière. Le problème, c'est que depuis, on l'harcelait de questions idiotes sur ses motivations de maîtresse cruelle désirant l'obéissance. Comme si elle allait leur répondre. Bien sûr... elle leva les yeux au ciel, ou plutôt au plafond, à ces pensées. Ri-di-cu-le.

    La cloche sonna. Enfin. C'était peut-être la plus impatiente à sortir de cette classe maudite. Patience, Isabelle, patience, pensa-t-elle. Tu dois supporter cela si tu veux rester à l'abri. Ce n'est qu'une question. Dès qu'ils seront là, la course reprendra et là, tu en seras délivré. C'est déjà cela, un malheureux avantage à ce qu'il te retrouve. Elle souffla comme un bœuf et se rua sur la sortie. Vite, sortons de cette enfer. Elle calcula mentalement: le dortoir, la toilette rapide, la prière et c'est fini. Elle pourra se promener dans les jardins, s'installer sur un banc pour lire au clair de lune. Heureuses chose que l'insomnie et la nyctalopie! Patience, patience. La délivrance vient. Elle accéléra le pas pour amener ses jaunes le plus vite possible et les presser pour qu'elles se couchent. Habituellement, elle les laissait tranquilles, à parler, rire, prendre leur temps. Mais elle ne pouvait plus. Une personne l'a rapporté à Hedripha qui l'a copieusement remontée en lui sommant de cesser cela dès ce soir. Elle souffla pour une énième fois. Et qui allait encore avoir la réputation de maîtresse trouble-fête?

    Isabelle fit rentrer les jaunes et les surveilla de la porte, tout en les faisant taire, sous leur regard étonnés et réprobateurs. Tout ce petit monde s'activait sous ces yeux, qui en réalité étaient bien ailleurs. Perdue dans la vision d'une femme magnifique étendue dans un lit, en nage, respirant difficilement, du même teint que ses draps trempés. A côté d'elle, un homme à genou pleure sur la main de la femme en la suppliant de lutter. La jeune femme lui dit de continuer la lutte des clans pour elle et pour "Isabelle". Il se tourna vers elle en souriant, la prit dans ses bras pour l'amenait près du lit... sa mère. Elle saurait quoi lui dire. Si seulement...

    Isabelle fut interrompue dans ses réflexions par l'une des jaunes qui lui parlait. Qu'avait-elle bien pu lui dire? Mince. Elle se mordit la lèvre. Pourquoi n'avait-elle pas écoutée? Bon, la jaune, Aline, avait parler d'une sombre histoire d'on ne sait quoi avec Artémise de Montray. Bien, il suffit d'aller voir la petite Versaillaise et d'expédier ce problème sans traîner. Elle s'approcha de la jaune qui délaçait son corset. Elle toussota un coup pour la voir se retourner.


    - Vous désirez me parler, mademoiselle?

    Non, non, je suis venue ici pour manger un morceau. Des fois, Isabelle se posait des questions. Bon ne dit rien et réponds plutôt à cette petite effrontée qui se moque de toi. Car, la jaune affichait un air impertinent. Isabelle souffla à nouveau. Elle avait autre chose à faire de sa vie, là maintenant, elle n'avait pas besoin d'un petit conflit et n'en avait pas envie surtout. Mais elle ne laisserait pas son autorité être affaiblie par cette peste.

    - J'ai l'air de vouloir venir jouer aux cartes avec vous? ricana-t-elle de mépris.

    La question d'Artémise est tout ce qu'il y a de plus poli et correct, mais il y avait ce petit sourire collé sur son visage qu'elle n'avait qu'une envie: lui faire ravaler. La directrice a dit pas de violence. Dommage. Il ne lui reste plus qu'à se contrôler...

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MessageSujet: Re: You're not my boss. [PV. P. Isa]   Dim 10 Juin 2012 - 3:38

You’re not the boss of me.
PV. P. Isa.
Partie 3. 420 mots.


     - J'ai l'air de vouloir jouer aux cartes avec vous?

    « Décidemment, elle est de très mauvaise humeur, aujourd’hui » pensa Artémise.

    Elle sourit intérieurement. Tout se passait comme elle le désirait. La maîtresse se fâcherait, gronderait, menacerait (« Je le dirai à Madame de VilleFranche.. » Parlez toujours, très chère), puis serait obligée de se replier honteusement, après cette défaite, en voyant son élève demeurer impassible.

    Artémise promena lentement son regard encadré de longs cils noirs autour d’elle, triomphant à l’avance. Quelques-unes parmi les jaunes avaient l’air tout à fait scandalisées par la scène. D’autres montraient leur désapprobation envers son manque de respect envers la maîtresse par un simple froncement de sourcils. Mais elle fut satisfaite de constater que plusieurs jeunes filles toisaient Mlle de Lamballe avec un sourire narquois et l’approuvaient du chef. Pour une fois que quelqu’un osait lui tenir tête.

    Un silence de mort, peu à peu, s’installa dans le dortoir. On aurait entendu une mouche bourdonner. Mais même celles-ci semblaient se taire. Désormais, pour ces demoiselles de la classe jaune, un seul sujet importait : qui allait l’emporter ce soir?

    Déjà, pensa Artémise, Isabelle de Lamballe avait commis une erreur. Par sa pique, elle avait donné une trop bonne idée de son irritation, et de plus, en public. Une jeune dame de la noblesse ne devait jamais montrer sa colère. Elle pouvait dire des litotes, jouer l’ironie, être hautaine et méprisante. La colère et la douleur étaient interdites. Quitte à pleurer de rage et à tout briser autour de soi, mais cela se faisait uniquement chez soi, dans l’intimité d’un boudoir aux portes bien fermées.

    La première étape, qui consistait à la mettre en colère, avait parfaitement réussi.

    Deuxième étape : la faire enrager. Encore plus.

    C’était presque devenu un jeu pour Artémise, le seul point positif de son séjour à Saint-Cyr.

    Enfin, il y avait bien Rosalie et Constance.

    Qu’auraient-elles dit, en ce moment? Elles l’auraient désapprouvée, sans l’ombre d’un doute. Artémise, influencée par la pensée de ces deux anges gardiens terrestres, se sentit faiblir. Elle voyait déjà les yeux pairs de Rosalie, si expressifs, devenus froids, ne comprenant pas pourquoi sa grande sœur de cœur agissait de manière si… stupide. Oui, ce serait bien comme cela que Rosalie définirait son comportement. Et les yeux noisette de Constance, elle si sensible, qui se rempliraient de larmes…

    Puis l’Orgueil reprit le dessus.

    Continuant son jeu impertinent, Artémise répondit à Mlle de Lamballe avec aplomb :

    - Mais enfin, cela ne me dit toujours pas ce que vous voulez de moi, chère mademoiselle!

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Isabelle de Lamballe

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MessageSujet: Re: You're not my boss. [PV. P. Isa]   Dim 10 Juin 2012 - 16:01

    - Mais enfin, cela ne me dit toujours pas ce que vous voulez de moi, chère mademoiselle!

    D'accord... si on a pu deux secondes pour reprendre sa respiration, histoire de calmer la colère ambiante qui monte en soi, où va-t-on. Isabelle n'en voulait pas particulièrement à Artémise, non, c'était plutôt au monde entier, à l'humanité et ses actes. C'était reparti pour une bonne crise de misanthropie, une de celles qu'elle avait quand elle se rappelait. Ou quand elle était tout simplement fatiguée. Surement les deux cette fois-ci. Mais la maîtresse n'avait aucune envie de se battre ce soir,ni de s'énerver. Un, ça ne ferait qu'empirer la situation, deux, Artémise adorait cela. Et Isabelle n'aimait pas cette élève. Pourquoi? Oh, elle avait beau cherché, rien ne lui plaisait chez elle. Tant sur le plan physique que morale. Elle prenait des airs de princesse qui lui déplaisait beaucoup, et elle était l'insolence et l'orgueil incarnée. Isabelle reconnaissait qu'elle-même avait un égo surdimensionné, mais c'était différent. En fait non, c'était pareil. Et c'était pourquoi les deux femmes ne s'aimaient pas: elles étaient trop semblables. Arrogantes, intelligentes, rebelles,indépendantes... elle se voyait plus jeune, à son âge, répliquant insolemment à sa maîtresse car son orgueil lui soufflait que se taire serait accepter l'affront fait à sa petite personne. Du moins, elle n'avait pas les airs de reine offensée...

    Isabelle souffla un bon coup. Elle réalisait enfin à quel point elle devait être épuisante et agaçante quand elle était élève. Rien qu'à voir son semi alter ego, elle voulait la tuer. C'était une option radicale et extrême, mais elle ne connaissait pas le juste milieu. C'était sa façon d'exprimer son caractère entier. Mais elle ne devait pas le faire. Elle n'était pas vraiment sûre que Mme de Villefranche soit très heureuse de l'apprendre. Le mieux restait de vérifier et de conclure cette petite histoire entre elle et Aline, de lui sortir une phrase pour bien la remettre en place, et de repartir, les jaune auront eu bien le temps de finir de se préparer et de se coucher. Après tout,elles devaient être fatiguées. Un gros avantage pour elle. Donc, il lui suffit de régler cette affaire en vitesse et c'est tout.


    - Si vous me laissiez le temps de parler aussi...

    [dez pour le RP mi-na-ble, mais je dois me grouiller --']

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