Maison Royale de Saint Louis (Saint-Cyr)

Forum RPG au temps de Louis XVI, dans la Maison Royale de Saint Cyr à la veille de la Révolution Française.
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
Scrounch ! "Mangez des taupes !" Souvenirs... <3 (by Hed)

Partagez | 
 

 Cent trente-six marches et une rencontre [Libre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité
MessageSujet: Cent trente-six marches et une rencontre [Libre]   Lun 4 Avr 2011 - 20:19

1,2,3...
Je comptai une par les marches en même temps que je marchais dessus. Jeux fort amusant que je venais juste d'inventer suite à une ennuie que je me devais d'enlever à plus vite. J'étais seule à écraser les marches d'un pas que même un éléphant n'aurait pas autant écrabouiller. A vrai dire, je n'avais pas que de l'ennuie en moi mais aussi juste un peu de colère, pas beaucoup, enfin quand même pas mal... Bref j'étais dans une fureur rouge ! J'aurais bien voulu gifler cette dame, pour vous montrer ma rage mais une voix très énervante m'interdis cela pour cause que sinon j'irai en enfer et blablabla ... Je ne vous fais pas de scène, vous me comprenons certainement .
88,89,90...
Elle m'avait dis qu'elle en avait assez de mon comportement et que je devais tout de suite allé dans le bureau de la direction. Jamais, je lui avait répondu, JAMAIS! Et puis pour quoi y faire ? Pour que je me fasse renvoyé que je retourne chez mes parents qui n'auront même pas réalisé que je serais revenue alors non ! Et tout ce vacarme car je me suis endormie à la messe . Bon il est vrai que je m'endormis systématiquement dans la chapelle mais la voix du prêtre est si ennuyeuse et ce qu'il dit est si barbant ... Autant mettre à la place une heure de sieste ! Et voilà donc pourquoi, j'en suis retrouvé à avoir faussé compagnie à la dame et à m'amuser comme une folle (ce que je suis) dans un escalier sombre.

134,135,136 !
Finit dans un sens et est-ce que dans l'autre, le nombre de marche est la même ? Question essentiel que j'étais obligatoirement obligé d'y répondre . Mais ces pauvres petites marches allaient recevoir le même traitement au retour voir pire ! Avec un petit sourire crispée dans le coin de ma bouche, je sautai à point en criant comme une demeurée en comptant les chiffres . Si quelqu'un me voyait, la première question qu'il se poserais ne serait pas que fait-elle là ? Mais qu'est ce qu'elle fait donc ? On me prendra surement pour une sorcière avec mon attitude et la couleur de mes de cheveux, on me dira "Va au bûcher! Va au bûcher ! Tu t'endormes pendant les messes ! Va au bûcher !" Je criai de plus en plus fort avec ma colère qui emportait tout sur son passage, même la réalité où je vivais .

Et alors que j'allais dire trente-sept, mes deux pieds ne suivaient pas la cadence de mes sentiments et je tombai. Il y a eu dans ma vie deux chutes, la chute réelle quand j'avais deux ans et que j'étais tombé dans l'eau et une deuxième, une chute littérale plus complexe : quand je compris enfin que mes parents ne m'aimaient pas . Mais c'était un peu des deux, je suis tombé à cause de sentiments dans un escalier . Je fit un roulé-boulé en souffrant violemment à cause du choc et de la peur . A ce moment là, je ne peux pas vous dire à quelle point j'étais furieuse contre moi d'avoir fais du mal à ces marches puisqu'elle me le rendait mais en pire . Puis enfin, la fin eut lieu . J'entendis le"Blaff" et je sentis après la douleur, je m'était reçus le sol de pierre sur les fesses. Surprise tout d'abord, je poussai un petit cris suraigüe . Puis vint la douleur, elle me venait petit à petit puis replissa mon ventre, mes jambes, et mes poumons . J'avais une certaine difficulté rien cas respirer alors le fait de marcher, c'était un plus tard que j'essayerai. J'eus des hoquet puis ma tête reçue de plein fouet la souffrance . Là je pleurai. Mal, mal... J'avoue, je suis peut-être une petit pleurnichette qui chouine juste parce qu'elle est tombé de l'escalier mais j'aimerai bien vous y voir et on verra qui rira le plus dans tout cela . Le pire dans tout cela, c'était que j'étais seule, seule à pouvoir supporter cette douleur et personne pour me dire que ce n'est rien de méchant, que je n'y allais pas y passé . Mais personne n'était là pour le dire...Personne...Seule . Hoquet,mal et solitude n'allaient pas très bien ensemble et je remarquai maintenant .

Soudainement j'entendis un bruit. Souvenir,souvenir. Qui pourrait être là, à l'heure de la messe habituel ici, près de l'escalier. Voyons, voyons … Il y a pas cent trente six possibilités, c'est la dame à qui j'ai faussé compagnie. Oh, non! Elle voudra absolument me faire voir la directrice et elle ne me croira pas à mes protestations disant que je suis tombé de l'escalier. Finalement, l'idée du bûcher n'est pal mal … Non, Ingrid, tu es bien trop jeune pour mourir. Mais alors, que faire? Réfléchis. Pas facile de réfléchir quand on se concentre déjà pour ne pas criai de douleur! Bon, seule solution, essayer d'aller à une cachette pour se cacher . Prenant mon courage à dix doigt, à quatre pattes, j'allais le plus vite possible derrière une colonne qui servait à soutenir le plafond. Enfin, même à quatre pattes,j'eus énormément de complications . Après être arrivé à destinations, je regardai autour de moi. Mince. Un filet de sang m'avait suivi à ma cachette . Sur un sol gris, le rouge se voyait pas mal . Et je remarquai aussi que ma cachette avait la largeur de la moitié de mon corps, bref, on pouvait me voir aussi facilement que si j'étais devant vous. J'avais tout faux aujourd'hui . A me demandais si il aurait aussi fallut que je me lève pas ce matin . Je ne me serai pas endormie, je ne saurai pas allé en haut de l'escalier, je ne saurai pas tombé et je n'aurai pas eu ma peur de ma vie! Car j'avais peur, extrêmement peur, une dame allait arrivé, va me trouver, va m’emmener dans le fameux bureau, je serai renvoyé à jamais d'ici et j'aurai comme souvenir une souffrance! Calme toi Ingrid... J'essayai d'entendre pour voir quand elle allait venir, j'entendis juste des pas qui se dérageait vers moi mais cela fort loin . Ma respiration se fit régulière, mes jambes rembougèrent normalement . Je souris franchement. C'était à cause du fait que des mauvais sentiments étaient en moi que je souffrais! Mais maintenant que je savais le truc, je me sentis incroyable mieux mais j'avais toujours mon affreux maux de tête . Espérons qu'elle ne crie pas sur moi! Ce sera la pire des souffrance à cause de la honte de se faire gronder et aussi le son résonné dans ma tête qui avait suffisamment d'émotions quotidiens pour aujourd'hui même voir peu trop .
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité
MessageSujet: Re: Cent trente-six marches et une rencontre [Libre]   Mar 10 Mai 2011 - 22:20

Isabelle marchait rapidement - enfin, rapidement quand on considérait qu'elle était enfermée dans une robe qui ralentissait ses mouvements - en direction des escaliers où elle était certaine d'avoir entendu un bruit. La messe venait de se finir et elle savait qu'elle aurait dû être avec ses camarades, mais elle ne pouvait retourner dans son dortoir l'âme en paix alors que son imagination fantasque imaginait une élève sans défense se faisant agresser par un tueur en cavale et agonisant maintenant dans un couloir... La jeune fille stoppa le cours de ses pensées avant de devenir totalement folle et se sermonna intérieurement. Elle s'approchait des escaliers, il s'agissait peut-être tout simplement d'une chute... Et, avec un peu de chance, même pas de très haut : le cri qu'elle avait entendu pouvait bien être un cri de surprise. Mais n'empêche que...

Tandis qu'elle marchait tête baissée, faisant face à ses angoisses, une dame surgit devant elle et faillit la percuter. Isabelle releva la tête brusquement, prête à s'excuser, mais la dame en question vociféra avant qu'elle ait pu prononcer un mot qu'elle cherchait une certaine Ingrid, si elle avait bien compris, et lui demanda toujours en criant si elle l'avait vue. La jeune fille put répondre sans mentir que non, elle ne l'avait pas vue, et la dame continua son chemin le long du couloir en grommelant. Elle la regarda s'éloigner, perplexe de son attitude mais heureuse que, tout à son problème, elle n'ait pas remarqué qu'elle n'avait rien à faire à cet endroit à cette heure, puis se rappela qu'Ingrid faisait partie de sa propre classe. Mais elle n'eut pas le temps de s'interroger plus car déjà elle arrivait devant les escaliers, un filet de sang maculant la pierre grise.

Courageusement, Isabelle poursuivit sa route, bien que la vue du sang la dégoûtait, et découvrit une élève de sa classe à moitié cachée par un pan de mur, saignant abondamment. Oh mon Dieu qu'elle devait souffrir ! Pas besoin de faire un dessin : elle était "juste" tombée dans le loooooooooong escalier. Réprimant un haut-le-coeur, Isabelle lui tendit la main pour l'aider et lui demanda si elle pouvait l'accompagner à l'infirmerie, tout en forçant les battements affolés de sa poitrine à se calmer, sinon elles se retrouveraient à deux malades, seules dans un escalier où personne ne les découvriraient certainement avant le lendemain...
Revenir en haut Aller en bas
 

Cent trente-six marches et une rencontre [Libre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Maison Royale de Saint Louis (Saint-Cyr) :: Escaliers Centraux-
Sauter vers: